vendredi 3 novembre 2017

"Agditis"

Aquarelle 20 x 40 cm, rameau de grenadier, le 2/11/2017

"Agditis"

Son grand-père était Zeus, Jupiter à Rome. Sa grand-mère, une roche qu’on appelait Cybèle. Et son père était un dangereux hermaphrodite nommé Agditis.

Reprenons. Un jour, Zeus tomba amoureux de la roche Cybèle et chercha comment la pénétrer. Son désir n’était pas désintéressé : la roche avait été formée avec les pierres échappées au déluge, et qui furent les premiers humains. Voici donc Jupiter cherchant un trou dans la roche, et n’en trouvant aucun. Furieux, il répand sa semence sur la roche et un enfant en naît, en hurlant. C’est l’hermaphrodite Agditis.

Il hurle, viole les déesses, les femmes, les garçons. Réunis en conseil, les dieux décident de lui enlever son sexe mâle, supposé le plus dangereux. Dionysos veut bien s’en charger, parce que le dieu de l’ivresse sait comment abrutir n’importe qui.

Donc, Dionysos fait boire l’hermaphrodite. Une fois qu’il est endormi, Dionysos lui ligote les testicules et les relie à deux cordes bien serrées autour des chevilles. Au réveil, Agditis se redresse et se châtre lui-même. De son sang jaillissant sur la terre sort un grenadier, aussitôt couvert de grenades bien mûres.

Ah ! La grenade, le fruit le plus cité dans la Bible, symbole de sexe ou de cohésion sociale, grenade, pomme d’amour… Nana, la fille d’un fleuve, passe par là et cueille une grenade qu’elle place sur son ventre. Sur son ventre ? Plutôt dedans ! Car Nana est enceinte du fruit aux grains rouges, et son fils sera Attis.

Rejeté par le père-fleuve, Attis est élevé par des chèvres et devient le plus bel adolescent du monde. Il a trois amoureuses, et pas n’importe lesquelles.

La première est sa grand-mère Cybèle. La deuxième est l’ancien hermaphrodite. La troisième, une mortelle, est la princesse de Pessinonte, qu’il va épouser.

Les noces se préparent et le roi de Pessinonte, prudent, fait construire de hautes tours pour protéger sa fille. Peine perdue. Cybèle force les remparts avec sa tête de roche, c’est pourquoi on dit d’elle qu’elle est « couronnée de tours ».

Agditis l’ex-hermaphrodite surgit en transe au milieu du banquet nuptial. Or la transe est contagieuse ! Et voilà que la princesse se tranche les seins tandis que son père s’arrache les testicules. Reste Attis. Il fait de même, au pied d’un pin, en lançant ses couilles à la tête de sa mère.

Du sang d’Attis naîtront les violettes, de celle de sa fiancée, les fleurs de l’amandier. Seule Cybèle la roche se préoccupe du cadavre du jeune homme, dont elle enterre précieusement les testicules. Puis elle obtient des dieux que le corps échappe à la corruption et que son petit doigt puisse encore bouger.

Le culte de Cybèle, réglementé à Rome en 415 après notre ère, avait comme prêtres des eunuques qui s’émasculaient religieusement le jour de la mort d’Attis. Représenté par un pin coupé entouré de bandelettes, le bel Attis entrait solennellement dans la ville, son petit doigt de branches vertes remuant encore.

Les amoureux massacrés : Attis, le pin émasculé
France Culture
"Nous serons comme des Dieux"
Par Catherine Clément

lundi 21 août 2017

"Attis"

Aquarelle 20 x 40 cm, rameau de pin, le 20 août 2017

"Attis" 
Dans la version phrygienne du mythe, Zeus donne naissance à l'hermaphrodite Agdistis en se masturbant sur Cybèle — ou, selon la version, en répandant son sperme sur le sol pendant son sommeil —. Effrayés par sa force, les dieux l'émasculent ; du sang d'Agditis naît l'amandier. Nana, fille du dieu-fleuve Sangarios, fut fécondée par une amande tombée de cet arbre. Elle donne naissance à un garçon : Attis. Ce dernier est exposé et élevé par des chèvres sauvages. Attis devient un jeune homme d'une beauté telle que Cybèle-Agditis s'en éprend. Cependant, il est destiné à la fille du roi de Pessinos — ou, selon la version, il perd sa virginité dans les bras d'une naïade, Sagaritis. Furieuse, Cybèle frappe de folie Attis, qui s'enfuit sur le mon Dindyme, où il s'émascule. Du sang d'Attis naît le pin, toujours vert.



vendredi 18 août 2017

"Calamos"

Aquarelle  20 x 40 cm, roseau massette,  le 04 août 2017
"Calamos"
Dans la mythologie grecque, Calamos (en grec ancien Κάλαμος / Kálamos, littéralement « roseau ») et Carpos (Καρπός / Karpós, « fruit ») forment un couple dont l'histoire tragique n'est racontée que par Nonnos dans ses Dionysiaques.
Carpos est issu de Zéphyr (le Vent d'ouest) et de la nymphe Chloris (associée au printemps et aux fleurs). Le couple et leur fils forment ainsi une métaphore naturelle : le Vent d'ouest est censé apporter le printemps, la floraison et la fructification. Calamos est le fils du dieu fleuve Méandre, réputé pour sa beauté.
Ils sont amants mais un jour qu'ils se baignent ensemble dans le Méandre, Carpos se noie. De désespoir, Calamos se laisse mourir, se desséchant et s'étiolant jusqu'à devenir un roseau, plante à laquelle il donne son nom.





mardi 25 juillet 2017

"Epices"

Gravure sur papier 25 x 17,5 cm : capsule de pavot et graines 12/05/2017
alpha = a, oméga = o début et fin,  a + o + épices = opiacées


"Becquées"

Gravure sur papier 25 x 17,5 cm : plume de queue de pic noir et plume d'écolier "becquée" 12/05/2017

lundi 17 avril 2017

"Acanthe"

"Acanthe" : aquarelle sur papier 20 x 40 cm, 13/04/2017



Dans la mythologie grecque, Acanthe (du grec ancien ἄκανθα, « épine ») est une nymphe.

Désirée par Apollon (dieu du Soleil), qui tente de l'enlever, elle lui griffe le visage. Pour se venger, le dieu la métamorphose en une plante épineuse qui aime le soleil, et qui porte depuis son nom : l'acanthe.